LONDRES 2012

L’argent ne fait pas le bonheur…

9 septembre 2012 1
L’argent ne fait pas le bonheur…

Onze médailles en deux jours, 6 d’argent et 5 de bronze… Ambiance morose dans les bureaux du staff de la Délégation française en cette nuit qui précède la clôture de l’aventure paralympiques 2012. Avant même la dernière matinée de compétition, avec le marathon et les finales de rugby et football à 7, le classement des Nations est tombé comme un couperet sur les tricolores, au terme d’une dixième journée qui résume bien ces Jeux. La France est seizième ce soir, au seul classement qui fait référence, celui du nombre de médailles d’or, occultant toutes les autres. Le cumul des 45 médailles remportées, arrachées parfois, qui la placerait au 8ème rang mondial en nombre de médailles, ne suffit pas à donner le sourire, même si la Pologne est actuellement installée à cette neuvième place tant espérée, en totalisant une petite dizaine de médailles en moins que la France, mais avec 6 d’or en plus…

Cette équipe là est venue déterminée, pour gagner, à l’image des grands champions que sont Arnaud Assoumani, Damien Seguin ou encore Thu Kamkasomphou, champions déchus et déçus de n’avoir pu offrir à la France le meilleur, l’or. Cette équipe là assume son bilan dans une compétition qui a franchi un cap, avec un niveau de compétitions extrêmement relevé, des récompenses mieux réparties entre les Nations, hormis la Chine qui truste les médailles, avec également des concurrents découverts aux Jeux, absents des rendez-vous internationaux…

Les athlètes français ne sont pas venus à Londres pour simplement « bien faire », faire de leur mieux, ou battre des records, ce qu’ils ont fait très souvent, mais bel et bien pour toucher l’excellence, la première marche de chaque podium. Le classement est sans appel, malgré des médailles d’argent et de bronze qui ont certainement plus de valeur aujourd’hui que lors des paralympiades précédentes, l’Equipe de France est amère face à ce classement. Car si son collectif est d’or, les médailles ne brillent pas assez pour elle…

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1 commentaire

  1. Claire-Hélène Toux 9 septembre 2012 at 16 h 22 min -

    Je viens de lire aussi un article dans Libé.fr où ce bilan apparait aussi, avec la perspective d’une professionnalisation accrue. Alors, comme j’ai un peu suivi depuis la France les épreuves de voile, je voudrais souligner la qualité des paroles d’encouragement et de coaching (fils de tweets anglais et USA en particulier) : les mots ne sont jamais banals, et ça s’entend quand ça se lit. Parfois tendus, parfois d’une précision et d’une simplicité incroyablement singulières, parfois brutaux … Les JO ne s’associent pas à cette qualité de paroles sportives (quoi de plus sportif que la parole d’un coach !), à cette variété d’expression, à cette quête aussi de la parole qui va rencontrer l’athlète. La plus haute réussite est toujours celle d’une femme ou d’un homme : et là, lors des Jeux Paralympiques, ce n’est pas une déclaration. Bravo aussi, à toutes les équipes, de montrer la réalité humaine de l’excellence.